Jeudi 26 avril 2012 4 26 /04 /Avr /2012 15:01

Ce matin je reçois un coup de téléphone : 

- allo, c'est XXX (je connais ce nom, c'est celui d'une voyante, disons une médium, qui utilise également les locaux de la rue JJ Rousseau - nous ne nous sommes jamais rencontrés, ni parlé au paravant, mais nous sommes autorisés à savoir "qui est qui"). Je suis au bureau, et j'ai pris la journée de YYY (une autre  locataire...) et quelqu'un a fermé la porte à clés de ce bureau jamais fermé. Et suis donc bloquée, et bien embêtée. Vous ne sauriez pas où je pourrais bien trouver cette clé ? Vous ne l'avez pas vous ? Oh je suis désolé de vous embêter avec cela...

- Ecoutez, je n'ai pas connaissance de l'existence d'une telle clé, et cela m'étonne (je suis chez moi). Je n'ai jamais vu cette porte fermée. En revanche, le système est monté à l'envers, et l'ouverture par la poignée ne semble pas naturelle...

- Oui, je sais et j'ai déjà essayé. Oh la la. Je sais pas comment faire.

- ... et lorsque l'on fait face à la porte il faut tourner la poignée vers la droite...

"CLAC"

- Oh bin ça alors, elle s'est ouverte...

- Et Vous avez bien vu que j'ai tout vu... à distance...

- Oui, c'est un comble, c'est moi la médium et c'est vous qui voyez. Je vous ai certainement envoyé des choses.

- Oui vous avez été le media entre la porte et moi qui ait perçu la chose...

Nous avons bien rit...

Que nous apprend ceci ? Cette aventure ne nous dit rien sur la médiumnité, son existence, son efficacité. Elle révèle cependant quelque chose que nous savons tous : Quelles que soient nos capacité, ordinaire ou extraordinaires, nous pouvons en perdre l'usage lorsque le quotidien rassurant laisse place à une situation imprévue, angoissante, où nous nous sentons perdus, démunis. Cette faille dans la routine entame notre confiance et nous empêche le recul nécessaire pour "bien voir". 

Tranquillement installé chez moi, sans pression, j'ai vu que le problème pouvait trouver sa solution dans l'inversion. XXX ne le pouvait pas, toute persuadée et absorbée par le fait que cela était le fait de quelqu'un d'autre et qu'elle n'y pouvait rien : elle avait pourtant toute les clés en mains... heu, la poignée en main...

 

Par eft
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Lundi 27 février 2012 1 27 /02 /Fév /2012 13:34

On dit dans le langage courant que « la curiosité est un vilain défaut ». Il est utile de se rappeler que c'est souvent l'adulte qui prononce cette vérité toute faite à l'attention de l'enfant qui le harcèle de « pourquoi » comme pour lui signifier la fin d'un questionnement (sans fin!). C'est aussi le cas d'un adulte gêné qui prononce ce proverbe lorsque l'interrogation de l'enfant concerne une personne inconnue et/ou un sujet délicat (tabou?).

 

Dans le premier cas il s'agit de montrer à l'enfant qu'il nous gêne : il accapare notre attention et notre temps, et/ou nous met face à notre ignorance ou difficulté à expliquer des choses (qui nous paraissaient pourtant si simples, familières !). Ils nous mettent face à nos limites.

 

Dans le second cas il s'agit de faire comprendre à l'enfant qu'il existe des sujets inconvenants, et que l'envie de savoir ceci ou cela, le fait d'être curieux, peuvent parfois être indiscrets ! Mais alors pourquoi ne pas dire que « l'indiscrétion est un vilain défaut » ? Et il faudrait surtout s'attacher à expliquer en quoi cela est un défaut : « parce que la personne concernée par ton questionnement peut se sentir mal-à-l'aise à l'évocation de son âge, de son apparence, ou de quoi que ce soit qui lui soit personnel » (et qui lui pose en réalité un problème!). De plus, le parent « responsable » de l'enfant peut lui-même se sentir mal-à-l'aise (et en porte-à-faux) et s'excuser de manière indirecte auprès de la tierce personne en recadrant l'enfant avec cette proposition toute faite, et qu'il pense sans aucun doute vraie ! Dans ce second cas ils s'agit également de nos limites face à un problème (défaut), et non du défaut des limites de celui qui cherche à comprendre en exerçant sa curiosité !

 

Dans ces deux cas il y a donc une si forte notion de gêne, soit du parent, soit de la tierce personne, soit des deux, qu'il est tentant de faire retomber sur l'enfant en jugeant par « défaut », cet extraordinaire moteur de recherche, d'évolution et de développement qu'est la curiosité.

 

Lorsqu'un enfant (ou n'importe qui d'autre) cherche à savoir pourquoi (et ce sans fin) en nous questionnant, il exprime et tente de satisfaire le besoin naturel de faire des liens, des connexions, de comprendre le monde, car il « comprend » que les adultes comprennent le monde d'une manière différente, plus détaillée, plus « complète »(?), et il veut leur ressembler.

 

Il est envisageable de vouloir tempérer l'avidité de savoir, qui ne se suffit jamais, et appelle à toujours plus de savoir, tant pour les enfants, que pour des adultes en quette de vérités, et peut exceptionnellement tourner à la folie, amener à la perte : Icare se « brûle » les ailes en voulant connaître le soleil... S'il est utile de se questionner, il est également utile de savoir s'arrêter de questionner, et de se contenter un temps des savoirs acquis, les maturer, avant d'en demander plus. Il est possible de signifier cela à quiconque, qui plus est à un enfant.

Il serait aussi utile de signifier à l'enfant (et à l'adulte qu'il a construit) : « observe, réfléchis, essaie de trouver la réponse tout seul, et puis nous en reparlerons ». Nous l'inciterions à développer ses capacités de réflexion, d'imagination, de déductions, son indépendance etc..., ainsi que sa confiance ; plutôt qu'à s'en remettre à l'autorité compétente, et augmenter sa dépendance à l'adulte, ou aux « sachants ».

 

Il me semble sage de préserver la curiosité (de l'enfant, et de l'adulte), sans la juger comme un défaut car elle peut occasionnellement causer une gêne. Il est utile d'évoquer cette gêne, et de sensibiliser aux réactions, sentiments, et émotions d'autrui, et ainsi respecter son bien-être en évitant ce qui pourrait heurter. Il est possible d'expliquer à tous que c'est l'objet de la curiosité qui peut-être un « défaut » (et non la curiosité elle-même), lorsque l'envie de savoir se porte sur un sujet personnel, intime, indiscret.

 

C'est cette petite phrase qui est elle-même un défaut car elle intime en réalité l'ordre de se taire (d'arrêter de se questionner), par un raccourcis fallacieux généralisant un cas extrême pour lequel l'objet de la curiosité en fait une indiscrétion dérangeante !

En généralisant ainsi « la curiosité est un vilain défaut » on sème une idée qui peut se développer et devenir tenace au point de devenir une réalité, une vérité, « fausse » !, et on risque de s'interdire un outil de construction singulier, particulier, qui fait de chacun de nous une « curiosité ».

 

Au lieu de cela j'ai envie de dire : cultivez votre curiosité, exercez la, et respectez l'intimité l'espace et le temps des autres, en évitant de poser des questions qui peuvent heurter. Vous, adultes, communiquez, et expliquez « pourquoi et comment » les choses simples, pour les enfants et ainsi pour vous-mêmes ! Soyez curieux de vos propres sujets « jugés indiscrets », et posez-vous la question du « pourquoi cela me gêne-t-il, pourquoi j'éprouve un mal-aise lorsque l'on évoque cela ? ».

 

Dans ma pratique d'aide à la personne, j'exerce une sorte de curiosité (enfantine), et vous pose des questions dans le respect de vos sentiments, ressentis et émotions, dans le but que vous appreniez à vous connaître et à régler ce qu'il y a à régler. Et cela se passe toujours bien, parce que nous savons construire une relation de confiance.

 

« C'est dire : « la curiosité est vilain défaut » qui est un défaut ! ».

 

Défaut : étymologie, manque, imperfection, dérive de faillir fallere, falsus : tromper, échapper à, se tromper.

Curieux : étymologie, qui a soucis de ; qui cherche à connaître, de la racine latine cura : soin, soucis.

 

Par eft
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Coordonnées

Alexandre Lamoisson

Soins énergétiques : 

EFT : Emotionnal Freedom Technique

Acupuncture & Shiatsu

Paris 1er et 9ème, et à domicile

par téléphone via Skype (EFT)

06 71 17 07 38

alex_lamoisson@hotmail.com

 

- 27 rue Jean Jacques Rousseau, espace Riou, Paris 1

- 7 rue du Cardinal Mercier, Espace Sattva, Paris 9

et à domicile

- ainsi que par téléphone, via Skype (pour l' EFT).


En cours de validation de l'Ecole EFT France, par geneviève Gagos, seule certifiée niveau II en france par le fondateur de cette méthode énergétique : Gary Craig.

Diplomé du Centre IMHOTEP, en Acupuncture Traditionnelle.

Diplôme d'Ingénieur Agronome de l'INA P-G, Agro Paris, maintenant AgroParisTech.

Maîtrise en Biologie générale de l'université d'Orléans.

 

Le titre d' Acupuncteur : il est réservé aux seuls médecins. Je ne suis pas médecin, je ne suis pas remboursé par la sécurité sociale. Je délivre des factures pour des remboursements par certaines mutuelles. Je suis un praticien en énergétique.

Les soins énergétiques ne remplacent pas les conseils et savoir-faire du médecin, et ne dispensent pas d'une visite chez votre médecin : ces deux approches sont complémentaires. 

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